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Tech Platform SummIT 2026 à Gerland : checklist décideur IT anti buzzwords

Tu vas au Tech Platform Summit Lyon. Viens chercher des décisions, pas des slogans. IA, cloud, hybride, souveraineté, FinOps. Sur un salon, ces mots partent vite en roue libre. Tu discutes GPU, puis “...

Tech Platform SummIT 2026 à Gerland : checklist décideur IT anti buzzwords

Tu vas au Tech Platform Summit Lyon. Viens chercher des décisions, pas des slogans.

IA, cloud, hybride, souveraineté, FinOps. Sur un salon, ces mots partent vite en roue libre. Tu discutes GPU, puis “plateforme”, puis “cloud souverain”, puis tu repars avec 12 brochures et zéro arbitrage.

Le Tech Platform SummIT 2026 se tient mardi 17 novembre 2026, de 8h30 à 15h, au Matmut Stadium Gerland (365 Av. Jean Jaurès, 69007 Lyon). C’est gratuit sur inscription et annoncé avec un format présentations, espace exposants, networking. La keynote d’ouverture annoncée mentionne une intervention AWS avec TeamWork sur “IA, évolution des infrastructures, optimisation des investissements, souveraineté”. Source : events.teamwork.net.

Le bon move : arriver avec une grille. Des contraintes. Des workloads. Un scoring simple. Et une liste de questions qui forcent des réponses concrètes.

Pourquoi tu risques de te perdre (et comment éviter ça)

Parce que le marché pousse dans tous les sens :

  • Cloud public : Gartner estimait la dépense mondiale “end-user” à 675,4 Md$ en 2024 (+20,4% vs 2023). Ça alimente une inertie énorme côté éditeurs et intégrateurs. Source : gartner.com.
  • FinOps : dans le State of FinOps Report 2025, la priorité n°1 est l’optimisation des workloads et la réduction du gaspillage, et la gestion des dépenses AI/ML monte fort. Source : data.finops.org.
  • Infra IA : IDC projette une dépense “AI infrastructure” à 497 Md$ en 2026. Donc sur place, beaucoup de conversations vont dériver vers accélérateurs, stockage, réseau, disponibilité. Source : idc.com.

Ton antidote : ne pas parler “cloud” ou “souveraineté” en général. Tu parles contraintes + workloads + exploitation + coûts. Et tu sors avec une short-list scorée.

Avant d’y aller : clarifie 4 décisions. Sinon, tout le monde te vendra “la bonne plateforme”.

1) Architecture cible : cloud, hybride, on-prem. Mais lequel exactement ?

“Hybride” ne veut rien dire si tu ne poses pas ta définition. Hybride peut être :

  • un cloud + ton datacenter,
  • multi-cloud,
  • edge + cloud,
  • deux clouds + un on-prem “résiduel”.

Prépare tes non négociables avant Gerland :

  • Latence (utilisateurs, usines, points de vente, applis critiques).
  • Disponibilité (RTO/RPO, PCA/PRA).
  • Identité (SSO, fédération, MFA, séparation des rôles).
  • Réseau (segmentation, egress, interco, inspection).
  • Logs (centralisation, immutabilité, rétention).
  • Chiffrement (au repos, en transit, BYOK/HYOK si besoin).
  • Réversibilité (données, modèles, pipelines, observabilité).
  • Modèle d’exploitation (qui opère quoi, avec quel RACI).

Sur place, ton objectif n’est pas “choisir AWS vs IBM vs Dell”. Ton objectif c’est trouver l’architecture qui colle à tes contraintes et savoir qui la tient en run.

2) Conformité : arrête de dire “on veut du souverain” si tu ne sais pas ce que tu demandes

Le mot “souveraineté” mélange souvent 4 dimensions. Tu dois les séparer, sinon tu compares des choses incomparables :

  • Localisation des données (prod, sauvegardes, journaux, métadonnées).
  • Contrôle juridique (droit applicable, exposition extraterritoriale, clauses contractuelles).
  • Contrôle opérationnel (qui administre, qui accède, où est le support, comment on escalade).
  • Chaîne d’approvisionnement (matériel, hyperviseur, IAM, KMS, composants critiques).

Point concret à connaître : le schéma EUCS (certification cloud au niveau UE) est documenté publiquement comme pas encore adopté dans certains documents ENISA. Donc demander “vous êtes EUCS ?” comme si c’était un label généralisé, c’est souvent une perte de temps. Demande plutôt quels contrôles sont en place et quelle trajectoire de certification. Source : enisa.europa.eu.

3) Stratégie coûts : FinOps IA, ce n’est pas un dashboard. C’est une capacité de pilotage.

Le piège sur un événement “FinOps” : repartir avec un outil de plus qui taggue et fait des graphes. Bien. Mais toi tu as besoin de décider :

  • qui a un budget et sur quel périmètre,
  • comment tu alloues (showback vs chargeback),
  • quels garde-fous (quotas, alerting, “no tag no run”),
  • et surtout, quelle métrique business tu pilotes.

Pour l’IA, viens avec 1 métrique de pilotage par cas :

  • coût par 1 000 inférences,
  • coût par document traité,
  • coût par ticket support résolu,
  • coût par entraînement,
  • coût par utilisateur actif et par mois.

Si un éditeur ne sait pas discuter unit economics (pas juste “optimisation”), tu sais déjà quoi en penser.

4) Priorisation des workloads IA : entraîne, infère, ou “augmente” un SI existant ?

Tu ne peux pas tout “mettre sous IA” en même temps. Sépare les workloads :

  • Inférence GenAI (chat interne, extraction, rédaction, classification).
  • RAG (réponses sur docs internes, KB, procédures).
  • Fine-tuning (rare, mais parfois utile).
  • ML classique (prévision, détection d’anomalies).
  • Agents (qui déclenchent des actions dans des outils, donc plus risqués).

Ton but au Tech Platform Summit Lyon : décider quels 2 ou 3 workloads tu veux rendre industrialisables en 6 mois, et lesquels tu repousses.

Checklist rendez-vous : qui voir, dans quel ordre (pour éviter la tournée des stands)

La page de l’événement liste notamment des partenaires comme AWS, IBM, Dell, Fortinet, Veeam, Arrow, Nutanix, Donos. Source : events.teamwork.net.

Ordre conseillé (logique de décision)

  • 1. Sécurité et identité (car ça contraint tout le reste) : posture IAM, segmentation, journalisation, contrôle d’accès, chiffrement.
  • 2. Données et protection : sauvegarde, immutabilité, PRA, gouvernance, classification.
  • 3. Plateforme infra : calcul GPU/CPU, stockage, réseau, orchestration, observabilité.
  • 4. Cloud et services managés : ce que tu externalises, ce que tu gardes.
  • 5. FinOps : allocation, quotas, optimisation, engagements, modèle opérationnel.

3 créneaux à bloquer dans ta matinée

  • 20 min “Architecture type” : un schéma, des flux, IAM, logs, responsabilités.
  • 20 min “Conformité et preuves” : audits, localisations, accès support, traçabilité.
  • 20 min “Coûts et sortie” : modèle de coûts, egress, engagement, plan de réversibilité.

Questions anti buzzwords à poser aux exposants et éditeurs (copie-colle)

A. Architecture et exploitation (le test du schéma)

  • “Montre-moi une architecture type” avec flux, IAM, logs, sauvegardes, et responsabilités (vous vs nous).
  • “Quelles dépendances cachées ?” Annuaire, réseau, outillage sécu, services managés, agents, connecteurs.
  • “C’est opéré par qui ?” Votre équipe, la nôtre, un MSSP ? Donne-moi un RACI.
  • “Qu’est-ce qui casse en premier ?” Pic de charge, quota, latence, clés KMS, egress, timeout API.
  • “Plan de sortie” : données, modèles, embeddings, pipelines, observabilité. Combien de jours, combien de personnes, et quelles conditions.

B. Données, conformité, souveraineté cloud Lyon (le test des 4 dimensions)

  • “Où sont les données et les sauvegardes ?” Et où sont les journaux et métadonnées.
  • “Où opère le support ?” Qui peut accéder, comment c’est journalisé, et avec quel contrôle.
  • “Quelles preuves vous fournissez ?” Rapports d’audit, attestations, audits tiers, fréquence.
  • “Chiffrement” : KMS, BYOK, HSM, rotation, séparation des rôles. Qu’est-ce qui est réellement disponible en standard.
  • “Votre définition opérationnelle de souveraineté ?” Localisation, juridique, opérationnel, supply chain. Tu veux une réponse structurée, pas un drapeau sur une slide.

C. FinOps IA (le test de la facture)

  • “Donne-moi une facture type” pour 3 scénarios : petit pilote, mise en prod, pic de charge.
  • “Quels leviers d’optimisation réels ?” Rightsizing, scheduling, autoscaling, réservation, spot, cache, quantization, batching.
  • “Allocation” : tags obligatoires, showback/chargeback, politiques “no tag no run”.
  • “Quotas et garde-fous” : comment je bloque une dérive IA en 30 minutes.
  • “Coût de sortie” : egress, extraction logs, export modèles, transfert embeddings. Chiffré, pas “ça dépend”.

D. Workloads IA (le test du time-to-value)

  • “Quel workload IA ciblez-vous ?” Inférence, RAG, fine-tuning, agents, ML classique.
  • “Qu’est-ce qui est industrialisable en 8 semaines ?” Pas “possible”, industrialisable.
  • “Jeu de tests” : comment on valide la qualité, la dérive, la non-régression.
  • “Observabilité IA” : métriques (latence, taux d’erreur, coûts), traces, logs, audit, alertes.
  • “Sécurité applicative” : injection de prompt, fuite de données, accès outils si agents.

Modèle simple de scoring (risque, coût, time-to-value) pour trancher vite

À la fin de la matinée, tu dois pouvoir comparer 2 ou 3 options. Pas au feeling. Avec un tableau simple.

La grille (note 1 à 5, pondération au choix)

  • Risque (x3) : conformité, exposition juridique, complexité run, sécurité, dépendances.
  • Coût (x2) : run mensuel, variabilité, egress, licences, coûts humains (exploitation).
  • Time-to-value (x3) : délai pour livrer une première valeur en prod, effort d’intégration, dette technique induite.

Comment noter sans te raconter d’histoires

  • Risque = 1 si tu as preuves, logs, contrôle d’accès clair, réversibilité chiffrée, exploitation maîtrisée. Risque = 5 si tout est flou ou “propriétaire”.
  • Coût = 1 si le coût est prédictible, contrôlable, avec garde-fous. Coût = 5 si c’est variable et impossible à plafonner.
  • Time-to-value = 1 si tu peux déployer un cas prioritaire rapidement avec ton SI actuel. Time-to-value = 5 si ça implique une refonte, une migration, ou un outillage lourd avant la moindre valeur.

Exemple de tableau à remplir sur place

  • Option A (ex: cloud managé + RAG sur docs internes) : Risque 2, Coût 3, TTV 2.
  • Option B (ex: stack hybride avec GPU on-prem) : Risque 3, Coût 2, TTV 4.
  • Option C (ex: “plateforme souveraine” floue) : Risque 5, Coût 4, TTV 3.

Tu repars avec une short-list et des points à creuser, pas avec une “envie”.

Mini kit à préparer la veille (30 minutes, vraiment)

  • Ton top 3 workloads IA (et pourquoi ceux-là).
  • Ta classification data en 3 niveaux (public interne, sensible, très sensible).
  • Ton modèle d’exploitation cible (interne, infogéré, mixte) et les compétences manquantes.
  • Ta métrique coûts (une par cas d’usage, pas plus).
  • Ton exigence de réversibilité (délai max, formats, responsabilités).
  • Ta contrainte souveraineté découpée en 4 dimensions (localisation, juridique, opérationnel, supply chain).

Si tu veux aller plus loin sur Lyon IA (sans te disperser)

Plan d’action simple pour le jour J (et pour repartir avec du concret)

Tu veux parler adoption IA cloud hybride sans te noyer. Voilà ton plan :

  • Étape 1 : annonce tes contraintes en 60 secondes (latence, data, audit, run, budget).
  • Étape 2 : exige un schéma d’architecture et un RACI.
  • Étape 3 : demande une facture type et les garde-fous FinOps IA.
  • Étape 4 : force la discussion “souveraineté” sur les 4 dimensions (pas un slogan).
  • Étape 5 : score l’option en 2 minutes (risque, coût, time-to-value). Si ça ne score pas, tu passes.

À la sortie du Matmut Stadium, tu dois avoir : 1 décision à proposer (ou 2 options finalistes), 3 points de risque à lever, une estimation de coût même grossière, et un prochain pas daté (atelier archi, cadrage conformité, pilote FinOps).

Ça, c’est une visite utile du Tech Platform Summit Lyon. Le reste, c’est du bruit.

Sources

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